Au programme 2017… Amel Brahim Djelloul

La deuxième fin de semaine du festival 2017 débute sur la journée-événement « une voix, des voix ». Après l’ensemble DeuxPlus & Cie et l’octuor l’Otxote Lurra à l’église Saint-Savinien, la journée s’achève à 21h au Metullum avec Amel Brahim Djelloul et l’ensemble Amedyez.

 

Festival de Melle - Amel Brahim Djelloul et l'ensemble Amedyez

La soprano Amel Brahim-Djelloul est reconnue comme une personnalité musicale d’exception, appréciée pour la couleur riche et ensoleillée de son timbre. Amel Brahim-Djelloul a débuté son apprentissage musical par l’étude du violon, puis du chant. Durant sa formation, elle a bénéficié des enseignements de Abdelhamid Belferouni, Noëlle Barker, Frantz Petri, Peggy Bouveret et Malcolm
Walker. Elle est diplômée du CNSMD de Paris. Dans le cadre du Jardin des Voix de William Christie, elle se produit en 2005 sur les scènes les plus prestigieuses du monde. En 2007, elle est nommée dans la catégorie Révélation Lyrique des Victoires de la Musique. Son parcours lui a déjà donné l’occasion d’aborder sur de prestigieuses scènes plusieurs rôles majeurs du répertoire, tels Servilia (La clemenza di Tito) à l’Opéra de Paris et au Festival d’Aix en Provence, le rôle-titre de Véronique de Messager au Théâtre du Châtelet,  Nanetta (Falstaff ) au Théâtre des Champs-Elysées, Susanna (Le Nozze di Figaro ) à Angers-Nantes Opéra et à l’Opéra de Lausanne, Pamina (Die Zauberflöte) et Despina (Così fan tutte) à l’Opéra de Nice, Adina (L’Elisir d’Amore) à l’Opéra d’Avignon, ou encore  Drusilla, Amore et Valletto dans différentes productions de L’Incoronazione di Poppea (Opéra de Paris, Théâtre des Champs-Elysées, Staatsoper de Berlin, Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, Grand Théâtre de Genève, Opéras de Lille et Dijon)… Parmi les autres rôles qu’elle a incarnés, citons La Princesse (L’Enfant et les Sortilèges) à l’Opéra de Paris ; Gabrielle (La Vie Parisienne) à Angers-Nantes Opéra ; Hébé, Fatime et Phani (Les Indes Galantes) dirigée par Christophe Rousset à l’Opéra National de Bordeaux et au Concertgebouw de Bruges, Jacqueline (Fortunio) et Zanetta (La Princesse de Trébizonde) à l’Opéra de Limoges ou encore Gontran (Une Education Manquée) à New York et Washington avec Opera Lafayette.

Elle traverse cette saison encore les divers univers musicaux : concert à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre Pasdeloup, chante avec l’Opera Ballet Vlaanderen pour « Requiem », d’après le Requiem de Fauré re-créé par Sidi Larbi Cherkaoui et Wim Henderickx, récital avec la pianiste Anne le Bozec à Stuttgart, concert à Montréal avec l’Ensemble Amedyez et son frère Rachid Brahim-Djelloul pour le programme « Poètes et Poètesses d’Al Andalous », redonne Neb Ankh et La Passion d’Adonis de Zad Moultaka, respectivement avec les ensembles 2e2M et Mezwej, à l’Institut du Monde Arabe de Paris puis à La Spezia (Italie), poursuit l’aventure de L’Orgue du Sultan avec l’ensemble Archéron, à Toulouse et à l’Arsenal de Metz, ainsi que celle des Mille et une Lunes de la Princesse Boudour en France et à l’étranger avec le conteur Jihad Darwiche et le pianiste Nicolas Jouve, après sa création à l’été 2016 au Festival de Radio-
France et Montpellier Languedoc-Roussillon. Amel Brahim-Djelloul a ainsi pu travailler avec des chefs d’orchestre tels que Alain Altinoglu, William Christie, Sir Colin Davies, Laurence Equilbey, Adam Fischer, Bernard Haïtink, René Jacobs, Kurt Masur, Philippe Jordan, Nicolas Krüger, Marc Minkowski ou Christophe Rousset.

Pour mieux faire connaissance avec Amel Brahim Djelloul, quelques extraits vidéo.

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Samedi 17 juin à 21h
Metullum

Amel BRAHIM DJELLOUL,
Et l’ensemble Amedyez
Rachid Brahim-Djelloul (violon, chant, Direction), Achour Oukacha (guitare), Abderrahmane
Khalfa (Derbouka, percussions), Noureddine Aliane (ud, mandole), Youzef Zayed (ud, buzuq)

« Souvenirs d’Al Andalus »
Première Suite
Pièce instrumentale traditionnelle du Maalouf tunisien
Bachraf : pièce instrumentale traditionnelle du répertoire du Maalouf constantinois
Extrait de la nouba dans le tab’ zidane (École d’Alger) :
Istikhbar : improvisation violon
Inqileb : Ya bad’i el-hosn (ô sublime beauté)
Inçiraf : Ya ghazal (ô Gazelle)
Khlaç : Ma teftaker ya Ghazali (Te souviens-tu mon bien-aimé ?)
Pièce instrumentale populaire turque dans la maqâm hijaz (Mandera)

Deuxième Suite :
Istikhbar : improvisation Ûd.
Chahidi fil houb (Témoin de mon amour) – Poème de Ibn Al Labbâna adapté du répertoire judéo-espagnol.
Ya salio de la mare la galana – chant judéo-espagnol de Salonique
Sirto et Karshilama – danses traditionnelles turco-grecques
Los Bilbilicos – chant judéo-espagnol

Troisième Suite :
Ay al xir inu (Tendresse) – Chanson kabyle – Idir
Amedyez (Le chant du poète) – Chanson kabyle – Idir
Abgas t-teslit (Ceinturage de la mariée) – Poésie traditionnelle kabyle adaptée sur la
musique de Buenas noches hanum dudu, chant séfarade de Salonique.

Quatrième Suite :
Mélodies extraites de l’Album des chansons Arabes et Mauresques de Francisco Salvador-Daniel (1831-1871)
adaptation pour ensemble traditionnel (Rachid Brahim-Djelloul) :
Chebbou Choubban
Yamina
Stamboul
Istikhbar : improvisation ud
Klaa Beni Abbes
Zohra
Chanson Mauresque de Tunis
Extrait de la nouba dans le tab’ inqilab çba’yn (Maalouf tunisien) :
Ya hel tara hel yerja’u (Me reviendra-t-il mon bien aimé ?)
Min ennawa yaoum el firaq (Douloureuse séparation !)