Vers l’édition 2018 !

Les comptes sont faits et le bilan tiré : l’édition 2017 est une réussite.
La programmation concoctée par Christophe Blugeon et le dynamisme de l’équipe ont trouvé un écho auprès du public et des donateurs. Le festival de Melle est donc remis sur les rails et le programme de l’édition 2018 d’ores et déjà à l’étude.
Un grand merci à tou.te.s celles et ceux qui nous ont soutenus, aidés par leur dons en temps, énergie et argent. Un grand merci aussi à tous les artistes invités qui ont contribué à cette réussite bien sûr par leur talent mais aussi par leur disponibilité et leur générosité.
Longue vie au festival !
Bonnes vacances et… à suivre !

Au programme 2017… Philippe Cassard

Considéré par ses pairs, la critique et le public comme un des musiciens les plus attachants et complets de sa génération, Philippe Cassard clôt l’édition 2017 du festival, le dimanche 18 juin à 17h et à l’église Saint-Savinien.

Festival de Melle - PhilippeCassard02

Philippe Cassard a été formé par Dominique Merlet et Geneviève Joy-Dutilleux au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il y a obtenu en 1982 les premiers Prix de Piano et de Musique de Chambre. Il approfondit ses connaissances pendant deux ans à la Hochschule für Musik de Vienne et reçoit ensuite les conseils du légendaire Nikita Magaloff. Finaliste du Concours Clara Haskil en 1985, il remporte en 1988 le Premier Prix du Concours International de Piano de Dublin. Invité dès lors par les principaux orchestres européens (London Philharmonic, City of Birmingham Symphony Orchestra, BBC Philharmonic, Orchestres National de France et Philharmonique de Radio France, Capitole de Toulouse, Philharmonie de Budapest, etc), il joue sous la direction de Sir Neville Marriner, Sir Roger Norrington, Marek Janowski, Charles Dutoit, Pascal Tortelier…

Philippe Cassard présente, à partir de 1993, le cycle intégral de l’oeuvre pour piano de Debussy en une journée et 4 récitals : il a joué ce cycle à Paris, Londres, Marseille, Dublin, Singapour, Sydney, Tokyo, Liège, Toulouse et Vancouver, rencontrant à chaque fois un immense succès. Son goût de la musique de chambre et sa passion pour le chant lui permettent de jouer avec des artistes tels Christa Ludwig, Angelika Kirchschlager, Karine Deshayes, Wolfgang Holzmair, Cédric Pescia, Michel Portal, David Grimal, Anne Gastinel, les Quatuors Ebène, Modigliani, Voce et Hermès. Le duo qu’il forme avec la soprano Natalie Dessay à partir de 2011 triomphe sur les scènes les plus prestigieuses : Carnegie Hall de New York, Musikverein de Vienne, Barbican de Londres, Salle Tchaikovsky à Moscou, Suntori Hall à Tokyo, Palais Garnier à Paris… Deux albums de Mélodies françaises (Erato) et un programme de Lieder de Schubert (Sony, 2017) marquent leur collaboration.

Au sein d’une discographie riche de plus de 30 titres, on retiendra ses enregistrements consacrés à Schubert salués dans le monde entier. En 2017, paraissent un récital consacré à Mendelssohn (Sony) et un album Fauré (La Dolce Volta) comprenant la Ballade et la Fantaisie pour piano et orchestre. Philippe Cassard a publié un essai sur Schubert (Actes Sud), un livre d’entretiens sur le cinéma et
la musique « Deux temps trois mouvements » (Capricci), il a fondé les Estivales de Gerberoy (1997-2003) et a été directeur artistique des Nuits Romantiques du Lac du Bourget (1999-2008). Il a présenté 430 émissions de “Notes du Traducteur” sur France Musique, Prix SCAM de la “meilleure oeuvre sonore 2007”.

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Dimanche 18 juin à 17h
Église Saint-Savinien

Philippe Cassard
concert de clôture

Félix MENDELSSOHN
8 Lieder ohne Worte (romances sans paroles) op. 19 n°5, mi majeur, Op.19 n°5
Piano agitato, fa# mineur, op. 67 n°2
Leggiero, fa# mineur, op. 102 n°5
Kinderstück, la majeur, op. 62 n°5
Venetianisches Gondellied, la mineur, op. 67 n°4
La Fileuse, ut majeur, op. 38 n°6
Duetto, la bémol majeur, op. 53 n°2
Innig, mi bémol majeur

Johannes BRAHMS
Rhapsodie, op. 79 n°2 en sol mineur
Ballade, op. 10 n°1 en ré mineur
Extraits des Phantasien, op. 116 : Capriccia n°1, Intermezzo n°2, Capriccio n°3

Franz SCHUBERT
Sonate D.959 en la majeur

Au programme 2017… Amel Brahim Djelloul

La deuxième fin de semaine du festival 2017 débute sur la journée-événement « une voix, des voix ». Après l’ensemble DeuxPlus & Cie et l’octuor l’Otxote Lurra à l’église Saint-Savinien, la journée s’achève à 21h au Metullum avec Amel Brahim Djelloul et l’ensemble Amedyez.

 

Festival de Melle - Amel Brahim Djelloul et l'ensemble Amedyez

La soprano Amel Brahim-Djelloul est reconnue comme une personnalité musicale d’exception, appréciée pour la couleur riche et ensoleillée de son timbre. Amel Brahim-Djelloul a débuté son apprentissage musical par l’étude du violon, puis du chant. Durant sa formation, elle a bénéficié des enseignements de Abdelhamid Belferouni, Noëlle Barker, Frantz Petri, Peggy Bouveret et Malcolm
Walker. Elle est diplômée du CNSMD de Paris. Dans le cadre du Jardin des Voix de William Christie, elle se produit en 2005 sur les scènes les plus prestigieuses du monde. En 2007, elle est nommée dans la catégorie Révélation Lyrique des Victoires de la Musique. Son parcours lui a déjà donné l’occasion d’aborder sur de prestigieuses scènes plusieurs rôles majeurs du répertoire, tels Servilia (La clemenza di Tito) à l’Opéra de Paris et au Festival d’Aix en Provence, le rôle-titre de Véronique de Messager au Théâtre du Châtelet,  Nanetta (Falstaff ) au Théâtre des Champs-Elysées, Susanna (Le Nozze di Figaro ) à Angers-Nantes Opéra et à l’Opéra de Lausanne, Pamina (Die Zauberflöte) et Despina (Così fan tutte) à l’Opéra de Nice, Adina (L’Elisir d’Amore) à l’Opéra d’Avignon, ou encore  Drusilla, Amore et Valletto dans différentes productions de L’Incoronazione di Poppea (Opéra de Paris, Théâtre des Champs-Elysées, Staatsoper de Berlin, Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, Grand Théâtre de Genève, Opéras de Lille et Dijon)… Parmi les autres rôles qu’elle a incarnés, citons La Princesse (L’Enfant et les Sortilèges) à l’Opéra de Paris ; Gabrielle (La Vie Parisienne) à Angers-Nantes Opéra ; Hébé, Fatime et Phani (Les Indes Galantes) dirigée par Christophe Rousset à l’Opéra National de Bordeaux et au Concertgebouw de Bruges, Jacqueline (Fortunio) et Zanetta (La Princesse de Trébizonde) à l’Opéra de Limoges ou encore Gontran (Une Education Manquée) à New York et Washington avec Opera Lafayette.

Elle traverse cette saison encore les divers univers musicaux : concert à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre Pasdeloup, chante avec l’Opera Ballet Vlaanderen pour « Requiem », d’après le Requiem de Fauré re-créé par Sidi Larbi Cherkaoui et Wim Henderickx, récital avec la pianiste Anne le Bozec à Stuttgart, concert à Montréal avec l’Ensemble Amedyez et son frère Rachid Brahim-Djelloul pour le programme « Poètes et Poètesses d’Al Andalous », redonne Neb Ankh et La Passion d’Adonis de Zad Moultaka, respectivement avec les ensembles 2e2M et Mezwej, à l’Institut du Monde Arabe de Paris puis à La Spezia (Italie), poursuit l’aventure de L’Orgue du Sultan avec l’ensemble Archéron, à Toulouse et à l’Arsenal de Metz, ainsi que celle des Mille et une Lunes de la Princesse Boudour en France et à l’étranger avec le conteur Jihad Darwiche et le pianiste Nicolas Jouve, après sa création à l’été 2016 au Festival de Radio-
France et Montpellier Languedoc-Roussillon. Amel Brahim-Djelloul a ainsi pu travailler avec des chefs d’orchestre tels que Alain Altinoglu, William Christie, Sir Colin Davies, Laurence Equilbey, Adam Fischer, Bernard Haïtink, René Jacobs, Kurt Masur, Philippe Jordan, Nicolas Krüger, Marc Minkowski ou Christophe Rousset.

Pour mieux faire connaissance avec Amel Brahim Djelloul, quelques extraits vidéo.

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Samedi 17 juin à 21h
Metullum

Amel BRAHIM DJELLOUL,
Et l’ensemble Amedyez
Rachid Brahim-Djelloul (violon, chant, Direction), Achour Oukacha (guitare), Abderrahmane
Khalfa (Derbouka, percussions), Noureddine Aliane (ud, mandole), Youzef Zayed (ud, buzuq)

« Souvenirs d’Al Andalus »
Première Suite
Pièce instrumentale traditionnelle du Maalouf tunisien
Bachraf : pièce instrumentale traditionnelle du répertoire du Maalouf constantinois
Extrait de la nouba dans le tab’ zidane (École d’Alger) :
Istikhbar : improvisation violon
Inqileb : Ya bad’i el-hosn (ô sublime beauté)
Inçiraf : Ya ghazal (ô Gazelle)
Khlaç : Ma teftaker ya Ghazali (Te souviens-tu mon bien-aimé ?)
Pièce instrumentale populaire turque dans la maqâm hijaz (Mandera)

Deuxième Suite :
Istikhbar : improvisation Ûd.
Chahidi fil houb (Témoin de mon amour) – Poème de Ibn Al Labbâna adapté du répertoire judéo-espagnol.
Ya salio de la mare la galana – chant judéo-espagnol de Salonique
Sirto et Karshilama – danses traditionnelles turco-grecques
Los Bilbilicos – chant judéo-espagnol

Troisième Suite :
Ay al xir inu (Tendresse) – Chanson kabyle – Idir
Amedyez (Le chant du poète) – Chanson kabyle – Idir
Abgas t-teslit (Ceinturage de la mariée) – Poésie traditionnelle kabyle adaptée sur la
musique de Buenas noches hanum dudu, chant séfarade de Salonique.

Quatrième Suite :
Mélodies extraites de l’Album des chansons Arabes et Mauresques de Francisco Salvador-Daniel (1831-1871)
adaptation pour ensemble traditionnel (Rachid Brahim-Djelloul) :
Chebbou Choubban
Yamina
Stamboul
Istikhbar : improvisation ud
Klaa Beni Abbes
Zohra
Chanson Mauresque de Tunis
Extrait de la nouba dans le tab’ inqilab çba’yn (Maalouf tunisien) :
Ya hel tara hel yerja’u (Me reviendra-t-il mon bien aimé ?)
Min ennawa yaoum el firaq (Douloureuse séparation !)